Dans la tête d’un autre photographe de mariage

 

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J’ai rencontré Vincent Kem, un photographe de mariage basé principalement à Nice, lors d’un récent salon professionnel. Notre contact a été très facile, c’est une personne humaine comme moi, accessible et ouverte. Il a d’abord appris la photographie de façon autodidacte, puis s’est perfectionné durant une année entière en étudiant dans une école de photographie au CE3P. J’ai trouvé nos échanges intéressants et enrichissants.

Vincent aime à dire qu’il n’est pas nécessaire d’étudier dans une école de photographie pour devenir un bon photographe, et à l’inverse un photographe formé à l’école n’est pas nécessairement un bon photographe.

En règle générale, les photographes concurrents se taisent quand on aborde le sujet délicat de leur savoir-faire, de leur méthodologie. Là c’était différent, avec Vincent nous avons sereinement échangé nos pratiques et notamment lors des mariages à la française. Nous sommes tombés d’accord pour dire qu’il fallait aborder une journée de mariage par phases.

Il ne s’agit pas de vous faire un compte rendu complet de nos discussions, mais je vous livre ici quelques méthodes et ressentis d’un autre photographe lors des différentes phases d’une journée de mariage en essayant d’être le plus fidèle à ce qui a été dit par Vincent Kem.

Phase préparatoire d’un photographe de mariage :

 

Nous savons que ce jour est sans doute l’un des jours les plus importants pour les futurs mariés. En tant que photographes professionnels, nous savons que nous n’aurons pas de seconde chance pour revivre cette journée de mariage en cas de pépins photographiques. Il s’agit donc de ne pas d’arriver le jour J, les mains dans les poches. Ainsi je m’impose une discipline de travail et de la constance.

J’avais lu ce commentaire sur internet où les mariés ne possédaient que des photos de l’habillage jusqu’à la sortie de l’église parce que le seul boîtier du photographe était tombé en se fracassant sur le sol. Inutile de dire que les mariés étaient furieux, et c’est légitime, le photographe n’ayant aucune solution de repli, étant trop loin de son domicile et aucun invité n’était muni d’un boitier reflex ou hybride en mode manuel. Donc pour eux, pas de photos du cocktail, de couple, de groupe, de la soirée…

Bien que le risque zéro n’existe pas, j’essaie pour ma part d’être le plus prévoyant possible. Je prends le temps de passer en revue l’ensemble de mon matériel photographique quelques jours en avance, et si je découvre quelque chose de défectueux, il reste assez de temps pour trouver rapidement une solution et rebondir.

Je nettoie minutieusement mes objectifs et mes deux boîtiers, c’est devenu un rituel. Je veille à ce que les doubles batteries pour chaque boîtier soient bien chargées à 100%. Que toutes mes cartes mémoires soient disponibles, formatées et en quantité suffisante pour couvrir toutes les phases du mariage. Pour mes deux flashs cobra, je pars toujours avec des piles de rechanges neuves, prêtes à être déballées au besoin. J’emporte aussi mon ordinateur portable.

Je vérifie l’état du meilleur allié pour notre dos, c’est à dire le double harnais pour mes 2 boîtiers reflex, allié précieux car un jour de mariage c’est en moyenne une quinzaine d’heures de présence, je n’ai pas hésité à y mettre le prix pour avoir un produit de qualité éprouvé, ce serait dommage de suspendre 2 boitiers et 2 objectifs d’une valeur de plusieurs milliers d’euros à un harnais bas de gamme. J’ai déjà vu de mes yeux un Canon 5 DSR d’un autre photographe se décrocher accidentellement du harnais et tomber sur le sol. Cela a conforté mon choix.

Mon sac à dos photo est prêt pour la mobilité ainsi que mon deuxième sac plus statique. Car je n’ai pas besoin de tout avoir sur le dos.”

 

 Le mariage à la française et les photos

 

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 La phase de la préparation des futurs mariés :

 

Avant d’attaquer la phase de la préparation des futurs mariés, et dans la mesure du possible, je me rends chez eux la veille du jour J pour plusieurs raisons, la première étant d’échanger avec eux, même si nous nous sommes déjà vus à plusieurs reprises physiquement ou par Skype, surtout dans les dernières semaines précédant le jour J, et que je connais leur programme par cœur, il est important pour moi de les voir la veille car il se peut et c’est souvent le cas qu’il y ait des changements de dernière minute dans le déroulé de leur journée de mariage. Si je peux obtenir de nouvelles informations et que je peux anticiper à l’avance, je ne dis pas non.

Une autre raison est de prendre le temps, à raison d’1h à 1h30, de photographier les éléments, les petits détails qui donnent une identité à leur mariage. On n’y pense pas souvent, mais les futurs mariés ont passé énormément de temps à réfléchir, à préparer et à concevoir cette identité. Il s’agit par exemple des cartons d’invitations, des éléments de la robe, du costume du marié, des chaussures, de la bague de fiançailles, des alliances, des petits cadeaux aux invités, etc.

Pour cette partie, je réalise des “Flatlay” afin de mettre en valeur tous ces éléments, ce qui nécessite pour moi de connaître d’avance les codes couleurs de leur mariage, car tout ne s’accorde pas visuellement ensemble.

Les futurs mariés me voient donc faire des prises de vues, c’est quasiment l’unique occasion pour eux et pour moi de pouvoir discuter d’autres sujets que de photographie et de les mettre davantage à l’aise.

Ainsi le jour du mariage, les futurs mariés sont plus en confiance et cela est plus facile pour les prises de vues, notamment lors de la séance de photos de couple ils sont plus naturels.

En partant, je conclus généralement par quelque chose du genre : “Demain matin vous devez commencer à vous préparer à 8h00, alors vous souhaitez que je vienne à quelle heure ?”

Cette question a un sens et provoque la discussion d’un sujet important, cela me permet de jauger si les futurs mariés sont pudiques ou pas, car il y a des futurs mariés qui souhaitent que je photographie intégralement la séance habillage et maquillage, et d’autres qui préfèrent que j’arrive quand ils ne sont plus en sous- vêtements. Certains souhaitent avoir des photos mariage qui incluent la totalité de la séance habillement, d’autres que partiellement. En tant que photographe de mariage je me dois de m’adapter.

Le lendemain matin, je sais déjà où doit se préparer l’un et l’autre, ainsi que la distance et le temps à parcourir. S’ils ne se préparent pas au même endroit, je commence généralement par photographier la préparation du futur marié, et ensuite de la future mariée bien plus long.

Durant ces moments lors d’un jour de mariage, en tant que photographe mariage, je ne prends quasiment pas la parole, cherchant à me faire oublier, je ne parle que par nécessité. C’est rapidement possible car ils se sont déjà habitués à ma présence la veille. Concernant d’autres personnes qui seraient à ce moment-là (la future mariée est souvent avec du monde), j’ai remarqué que du fait que la future mariée ne fait pas attention à ma présence, les autres personnes finissent au bout de quelques instants par l’imiter. Un bon photographe de mariage doit réussir à être discret.”

 

 La phase du premier regard des futurs mariés :

 

Ça y est ils sont prêts, pour la plupart d’entre eux, Monsieur n’a jamais vu la robe de mariée. Ils vont bientôt se voir, je n’aurais qu’une seule chance de capturer ces vraies émotions, en cas de ratage, on ne pourra pas recommencer. Je me place, mon appareil photo est déjà correctement réglé, je ne shoote qu’en mode manuel, j’avoue à chaque fois j’ai toujours eu un peu le trac mais je le cache et puis personne ne me regarde vraiment.

Ça y est c’est parti, ils se regardent, plus le temps de réfléchir, j’y vais à l’instinct, cherchant à révéler les plus belles émotions, le bon regard et les bons gestes de l’instant présent, le doute qui s’efface dans le regard de Madame, et la joie et les émotions de Monsieur, je bouge, je cadre, je déclenche. Ils s’enlacent, je continue à les photographier, pas le temps de vérifier sur l’écran, la phase du premier regard est très courte, tout va très vite.”

 

 La phase du mariage civil :

 

15 min, c’est la durée moyenne d’un mariage civil, et il peut y avoir une petite rallonge si le Maire ou l’adjoint au Maire souhaite se faire plaisir en faisant au préalable un plus long discours. Il cite les articles du code civil, et finit par les déclarer unis par le mariage… Et puis tout le monde dehors, aux suivants le cas échéant.

Durant la célébration du mariage civil, je me suis mis en mode photo reportage, et surtout je n’ai pas oublié de photographier le moment où les mariés et témoins ont dû signer le registre, sans oublier ce que ne peuvent pas voir les mariés : les réactions des personnes assises à côté ou derrière eux.

Je m’applique à prendre quelques photos des accolades, des embrassades pour les vœux aux mariés, et sors de la mairie avant tout le monde pour me pour me positionner afin de prendre les photos de la sortie. En général il y a moins de monde qu’au mariage laïc ou religieux.” Si cela était prévu avec les mariés, je réalise les traditionnelles photos de groupe, généralement avec les plus proches, ce n’est pas ce que je préfère en terme de composition, les expressions de visages sont moins naturelles, mais c’est presque incontournable du point de vue de leur famille.

 

 La phase du mariage à l’église :

 

Cela dure entre 1h00 à 1h30, pour une bénédiction de mariage ou un sacrement de mariage. Dans les églises, il y a beaucoup plus d’obstacles pour photographier l’évènement.

Le premier obstacle, c’est qu’il y a souvent beaucoup plus de monde qu’à la Mairie et que de nos jours tout le monde est muni d’un smartphone. C’est clairement le cauchemar des photographes, et le moment critique est quand le marié, puis la mariée entrent dans l’Église, il y a un phénomène de mimétisme, quand une personne sort son smartphone pour photographier, d’autres qui se comptent par dizaine en font de même. Certains se placent même au milieu de l’allée centrale et devant le photographe officiel, l’empêchant de faire son travail, et quand il réussit à prendre au moins une photo, les multiples écrans de smartphone présents sur la photo la gâchent, car on ne voit plus que ça.

Il faut se mettre à la place du futur marié qui est déjà arrivé au bout de l’allée, ne pouvant voir sa future épouse entrer, c’est lui retirer son privilège tant attendu, celui d’être le futur époux qui regarde de bout en bout de l’allée sa promise entrer et se diriger vers lui.

C’est sûr grâce aux smartphones, les mariés pourront toujours essayer de récupérer ces photos, mais il faut reconnaître que la photo de l’entrée des mariés sont les photos les plus difficile techniquement à prendre à cause du contrejour. Même les photographes professionnels ont des difficultés. Alors récupérer des photos où on voit l’extérieur tout blanc (cramé), et une mariée toute sombre (bouché) sans avoir les détails de sa robe et de son visage, non merci pour eux. Les mariés veulent de bonnes photos de mariage, c’est la seule chose contribuera au souvenir de leur mariage, c’est pour cette raison qu’ils paient les services d’un photographe de mariage.

Le second obstacle est que durant la cérémonie, certains invités peu coutumiers des rites sortent leur appareil photo et/ou utilisent les flashs.

C’est le meilleur moyen pour que le prêtre qui officie, prennent la parole pour interdire à tous l’utilisation des appareils photos flash ou sans flash, y compris celui du photographe professionnel, estimant à juste titre que la cérémonie qui revêt un caractère sacré est perturbée.

Pour éviter ces problèmes, je préfère anticiper, évidemment j’ai sensibilisé les mariés sur ces risques, mais je leur ai surtout proposé des solutions :

  • Envoyer un message bien tourné diplomatiquement aux témoins, familles et invités.
  • Demander à une personne de confiance (sous- entendu, une personne qui n’a pas peur de prendre la parole en public) de lire un message avant le début de la cérémonie. Pourquoi ne pas demander au prêtre ? Simplement parce que la coutume veut que le prêtre attend les futurs mariés à l’extérieur de l’église pour ouvrir la marche jusqu’à l’autel.

Avant le mariage, je me mets en relation avec le prêtre, déjà pour me présenter en tant que photographe officiel, lui assurer que je connais bien les rites, que les choses ont été pris en main pour éviter que les invités sortent leur appareil photo à tout bout de champs et que je saurais abaisser mon boitier lorsqu’il le faudra. Évidemment, je visite l’église pour me rendre compte de la qualité de la lumière à divers endroits, et imaginer les plans que je souhaite faire.

Depuis que j’applique cette méthodologie, tout s’est toujours très bien passé !

Le moment tant attendu est arrivé, les futurs mariés, le prêtre et le reste du cortège attendent à l’extérieur, famille, amis, témoins et invités sont déjà à l’intérieur. Je suis prêt, mon appareil photo est correctement réglé pour gérer le contre- jour et obtenir à la fois du détail sur les sujets photographiés et l’extérieur de l’église, muni de mon Nikon D850, je sais que je peux compter sur lui. Je garde en tête qu’il ne faut pas que je monopolise l’allée centrale, que les invités doivent en profiter ainsi que le futur marié. Je m’interdis de courir ainsi que les mouvements brusques pour ne pas me faire remarquer.

Durant la messe de mariage, j’alterne les objectifs, j’utilise deux objectifs fixes, un 50mm qui a l’avantage de correspondre au plus près de la vision humaine à 48°, un 85mm pour aller chercher un beau flou d’arrière- plan et un objectif à focale variable 70-200 mm monté sur un second boitier pour capter les personnes photographiées sans qu’ils s’en aperçoivent.

Bien que je sois concentré à prendre des photos, je suis d’un œil le déroulé de la messe, le moment tant attendu est le geste des mains que devra apposer le prêtre sur les mains jointes des mariés, là où ils sont encore de futurs mariés, ils deviendront religieusement des “époux”.

J’anticipe mon placement et dans cet ordre, je fais un plan large, où on voit les futurs mariés et le prêtre au milieu, je fais un plan ultra serré sur les mains, puis dès que le prêtre annonce à l’assemblée “Vous pouvez les applaudir, ils sont mariés”, je photographie le visage des “nouveaux mariés”, puis je change de boitier monté avec l’objectif longue focale et me retourne pour photographier à gauche et à droite, les personnes les plus importantes dans l’assemblée, pour capter les émotions, les applaudissements, la joie sur le visages des proches. Là je sais que je tiens des images pleines d’émotions fortes.

Ensuite, vient l’échange des alliances, le symbole visible. Puis à la fin la signature des registres par les témoins. Tout est dans la boîte.

Quant à la sortie de l’église, je ne me presse pas pour sortir, en effet le public sort de l’église, et je reste à proximité des mariés. C’est là qu’à presque 100% leurs parents respectifs viennent les voir et les embrasser pour les féliciter, ce sont généralement les premiers. Je ne rate rien, car ce moment est l’un des plus fort.

Deux mères, deux pères fiers qui laissent transparaître leurs sentiments, des mariés, heureux. Bien sûr lorsque le couple a déjà des enfants c’est aussi un moment de réunion heureux, je suis là un oeil dans le viseur prêt à déclencher.

A partir de là, même si je suis équipé de double slots pour les cartes mémoires, dès que je peux je fais une première sauvegarde de l’ensemble de mes fichiers RAW sur mon ordinateur portable, sans effacer ce qu’il y a sur mes cartes mémoires car j’en ai suffisamment pour couvrir tout le mariage.

 

 

                 La phase du cocktail de mariage et de la séance de photos de couple :

Le cocktail a généralement lieu en fin d’après-midi, le soleil est plus incliné vers le sud-ouest, la lumière plus douce. C’est durant ce moment -là que nous avions prévu de réaliser la séance de photo de couple.

 

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Bien souvent lorsque j’évoque ce moment avec eux en amont, leur réaction naturelle est de se demander ce que peuvent bien faire les invités durant le cocktail sans eux ?

Je leur explique d’une part qu’ils ne seront pas absents durant tout le cocktail, qu’ils seront là au début pour l’ouvrir, et qu’ils seront là à la fin et beaucoup plus longtemps qu’en première partie du cocktail avec leurs invités. Que leur absence sera à peine remarquée, car durant ce moment convivial, leurs invités seront bien occupés à discuter entre eux, pour beaucoup il s’agira d’un moment de retrouvailles.

Parce que j’ai fait quand c’est possible quelques repérages, je les emmène dans un lieu tranquille rien que tous les deux, parfois avec un assistant pour manier le réflecteur au besoin et m’aider à gérer la robe s’il y a une longue traîne afin d’éviter de la salir.

Les isoler pour cette séance est important, ne subissant plus le regard des autres, les mariés sont plus naturels, plus à l’aise et peuvent se laisser aller. C’est un moment rien que pour eux, un moment de complicité.

Parfois durant les premiers instants je peux sentir qu’ils se cherchent, ne savent pas comment s’y prendre. Mais je prends très rapidement les choses en main pour les mettre à l’aise, les positionner et obtenir les compositions photographiques que j’avais imaginé.

Au fur et à mesure que les minutes passent, je les sens encore beaucoup plus naturels, et vient ce moment où il y a ce déclic, ils sont en confiance, m’oublient et se sentent seuls. Dans leurs regards je perçois qu’ils réalisent vraiment qu’ils sont mariés, d’ailleurs c’est le premier moment de la journée où ils sont seuls tous les deux, ou presque.

Je sais que c’est réellement à partir de ce déclic que j’obtiens les images que je souhaite, des images qui révèlent des émotions et leur histoire.

Muni d’objectifs fixes, j’utilise mon 50 mm ou mon 85 mm très lumineux, capables de réaliser des flous d’arrière- plan incroyables, je bouge, je cadre, je déclenche. Je renouvelle l’opération plusieurs fois, dans le but d’extraire des images de scènes parlantes pour eux, des images douces, lumineuses et picturales car c’est ce style là qu’ils ont choisi en faisant appel à moi. Pour cela, je privilégie la constance dans mes prises de vues.

Évidemment, durant le cocktail j’en profite pour photographier les invités, et faire quelques photos de groupe. Cependant, bien en amont j’ai prévenu les mariés que je ne ferais pas de photos où on voit les invités se cacher tout en faisant des p’tits cœurs derrière les buissons et les arbres, ce n’est pas mon style, ce n’est pas ce que je veux retranscrire. Pour cela certains invités pourront le faire eux même avec leur propre smartphone ou appareils.

 La phase du lancé de bouquet de la mariée :

 

Selon les mariages, ce lancé n’a pas forcément lieu, je pense aux mariages catholiques où souvent le prêtre qui a accompagné, plusieurs mois durant, les futurs mariés à préparer spirituellement leur mariage leur propose de déposer le bouquet de la mariée au pied de la statue de la vierge Marie pour lui rendre hommage.

Si c’est effectivement le cas, il n’y aura plus de bouquet à lancer, sauf si la mariée a prévu un second bouquet (oui c’est courant).

Pour le timing je m’accorde soit avec le DJ soit avec la wedding planner (s’il y en a une). Je cherche à figer plusieurs scènes, la première c’est la mariée tenant le bouquet avec la gente féminine derrière, la seconde c’est le geste du lancer de bouquet mais encore dans la main, le troisième c’est la main levée et le bouquet en plein vol, et pour finir quelques photos des personnes essayant d’attraper le bouquet et leurs expressions et attitudes.

Mon astuce est de demander à la mariée de faire semblant de lancer une première fois le bouquet pour réussir à prendre la seconde photo causant bien souvent un fou rire à cause des réactions des personnes se tenant derrière. Idéal si je mon intention est de montrer de la joie dans mes photos.

 

 La phase du dîner de mariage :

Le plus difficile est de savoir gérer la faible luminosité ainsi que la diversité des éclairages utilisées (différentes puissances, couleurs, etc.). Pour ma part, j’aime retranscrire l’ambiance et les lumières utilisées, pour cela j’essaie d’éviter dans la mesure du possible d’utiliser les flashs même si j’en suis équipé, car ils ont tendance à estomper, voir faire disparaître les couleurs des éclairages utilisés, de plus de mon point de vue, s’il n’est pas posément pratiqué en studio, les flashs ne mettent pas vraiment bien en valeur les personnes photographiées, c’est mon point de vue.

Même s’il est courant d’entendre que ce n’est pas l’appareil photo qui fait la photo mais le photographe, il faut avouer tout de même qu’utiliser du matériel professionnel aide le photographe de mariage. Pour cela, mon Nikon D850 couplé à un objectif lumineux, permet une montée en ISO plus importante par rapport à d’autres model sans trop de perte de qualité et de dégradations de l’image, et réussir ses mises au point. D’ailleurs il est reconnu pour sa capacité à prendre des photos du ciel étoilé en faible luminosité.

C’est durant le dîner qu’il y a l’entrée des mariés, le discours des mariés, le discours des témoins, parents, invités, etc. En tant que photographe, il ne faut rien rater de tout cela, car ces moments sont chargés d’émotions.

Évidemment il ne faudra pas oublier l’ouverture du bal par la danse des mariés, ainsi que l’arrivée de la pièce montée.

Mais avant que tout cela arrive, durant le cocktail je me suis discrètement absenté pour réaliser des photos de la table des mariés, des tables des invités, des éléments de décors. Toutes ces images sont importantes et contribuent au souvenir de cette journée tant attendue.

 

 La phase finale ? La sécurisation des photos de mariage

 

Que doit faire un photographe professionnel à la fin du mariage dès que possible ?

Règle numéro 1 : Faire des sauvegardes de son travail.

Règle numéro 2 : Faire des sauvegardes de son travail.

Règle numéro 3 : Revenir à la règle numéro 1 et suivant.

Puis comme tout le monde le sait ou devrait le savoir, dans les jours qui suivent, il y a un gros volume d’heures de travail pour traiter par ordinateur les photos de mariage avant de pouvoir livrer les mariés.

 

Dans le processus de traitement, et avant de livrer je montre mon travail en privé à 1, voir 2 autres photographes pour la sélection des images (pour un ensemble cohérent et harmonieux) et vérifier la cohérence colorimétrique (c’est qui donne une âme et un style propre au travail du photographe de mariage), il est important d’avoir du recul et des regards aiguisés extérieurs.

Je livre les mariés dans un délai d’environ 30 jours, et pour l’album photo, il faut 15 jours à 3 semaines de plus. En réalité bien que je pourrais livrer plus vite, je ne le promet pas, car nous savons bien que notre forme en début de saison est différente en fin de saison. Donc si je les livre plus vite, ça sera une bonne surprise qui contribuera à une meilleure expérience client, et à l’inverse si je prend un peu plus de temps, je respecte malgré tout les délais.

 

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